| La nécessité
d'améliorer constamment les résultats des athlètes oblige à une analyse
pluri-disciplinaire. Après la biologie, la psychologie a permis à l'entraîneur de mieux
concevoir son action. Mais le sujet étant vaste, nous nous contenterons ici de répondre
à la question "pourquoi le sport?". |
| La pratique d'un sport
correspond à une fonction, un rôle qui diffère d'un individu à un autre. Des
sociologues français spécialisés dans le domaine du sport ont traité des fonctions du
sport (J. Dumazedier, M. Clousard, B. Jeu, M. Bouet) |
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Selon Bouet, le sport
amène à distinguer 8 fonctions...
- de dépassement
- de loisir
- hygiénique
- esthétique
- de spectacle
- agonal
- hédonique
- de relations interpersonnelles |
et 3 rôles:
- militaire
- ludique
- éducatif |
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| La
fonction de dépassement est le propre de l'athlète participant à des
compétitions ou s'entraînant pour atteindre des objectifs qu'il s'est fixé. |
| La fonction loisir correspond à un besoin de divertissement,
d'occupation du temps libre. Le phénomène de mode intervient alors souvent. |
| La fonction hygiénique correspond à un soucis de santé, de
bien-être général. |
| La fonction esthétique est liée à la précédente, mais
c'est l'aspect extérieur qui prend le dessus. |
| Le ministère de la jeunesse et des sports met en avant le rôle
éducatif du sport. Au-delà de ce rôle, le sport permet une meilleure intégration
sociale. C'est un remède contre l'échec scolaire. |
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| La pratique du sport peut
devenir un véritable culte. |
Culte de la performance:
Le culte de la performance est ancien, contrairement à ce qu'écrivent
certains qui le considèrent comme une nouveauté. Il naît tout simplement avec les
instruments de mesure. En 1876, Paccard et Balmat gravissent le Mont Blanc. Ce qui compte,
c'est l'exploit. La victoire sur le sommet, et non le temps. Mais quelques années plus
tard, arrivent sur le sommet des Anglais avec dans leur bagage une montre et le concept de
performance. Le culte de la performance est au moins aussi ancien que la civilisation
industrielle. |
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Culte du sportif:
Le sportif correspond aujourd'hui à un idéal. Son image est
largement exploitée par les publicitaire et il influence les phénomènes de mode. La
campagne publicitaire de Addidas après la victoire de la France à la Coupe du Monde de
Football en est un exemple. Le sportif est un symbole d'excellence, et en même temps on
lui colle un stéréotype de fort en muscle, faible en esprit. En 1993, le footballeur
Papin s'en trouve la victime.
Le développement des médias et de la télévision ont favorisé la symbolique du sport
et accru le retentissement de son imaginaire et de ses mythes. |
Le sport comme religion:
Le sport entretient des liens étroits avec le sacré, notamment
par sa dimension ludique. Comme le sacré, le sport et le jeu délimitent dans le monde
profane un espace réservé que régente une législation stricte. On y tend à obtenir
des résultats idéaux qui n'ont de valeur qu'autant que la foi leur en attribue. Dans la
compétition comme dans le sacré, on cesse d'exister dans le monde quotidien, on
pénètre dans un univers transfiguré, imprégné d'êtres surnaturels. "Dieu est
mort, vive le sport!". Les rituels du sport entretiennent cet aspect sacré.
P. Simonnot est à l'origine de la notion d'homo olympicus. |
| Le sport est aussi l'occasion de fêtes. Il rassemble des amis, des
supporters, des patriotes. Il divertit, soulage les tensions, regroupe. Ses rites ont
alors beaucoup d'importance. |
| Dors et déjà, après
cette succincte énumération des
approches sociologiques du sport, vous pouvez sans doute vous situer
dans l'un des groupes définis. Cela peut vous aider à mieux
"penser" votre pratique du sport et à atteindre vos
objectifs. |
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Bibliographie:
M. Bouet, Signification de sport, Ed. Universitaires, 1968.
R. Hubscher et coll., Le sport dans la société française, A. Collin, 1992. |